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Si on commençait à observer ses pensées.

Nous remarquons, aujourd’hui, que nous sommes entourés de pensées négatives. Il suffit d’écouter les gens, les médias, et notre environnement.

 La tv ne nous aide pas non plus. Si nous regardons le journal télévisé, il y a 9 pensées négatives pour 1 positive. On nous apprend à vivre dans la peur et dans nos croyances limitantes.

Et surtout maintenant avec le Coronavirus. On ne voit plus que ça partout. Beaucoup de personnes n’osent plus sortir de chez elles, ou encore aller au supermarché. La peur de l’autre, la peur de mourir, mais est-ce qu’on vit réellement comme-ça! Dans cet article je vais vous donner les raisons de ce mal-être et vous rassurer en vous disant: « c’est tout à fait normal! » Mais comment en sortir? Je vous donnerai un début de piste que moi j’ai suivie. Bonne lecture.

Nos conditionnements négatifs

Voici le genre de phrases que j’entends pendant mes séances de coachings:

Notre regard:

La vie est difficile. C’est un éternel combat.

Je travaille beaucoup, je suis obligé pour m’offrir mes vacances. Je suis heureux en vacances.

Je dois travailler même si je ne vais pas bien, cela ne se fait pas de ne rien faire.

Il faut souffrir pour être heureux.

Bref la vie c’est un combat. Et souvent quand cela va trop bien, on se dit: « qu’est-ce qu’il va encore nous arriver! »

Puis le regard de l’autre:

Que va dire mes parents si j’arrête mon job et que je me lance de ma passion. On ne vit pas de sa passion.

Que va dire mes amis, mes proches. La peur du regard des autres.

Si je quitte mon job, mes parents vont être stressés. La peur de décevoir d’être moins aimé par ses parents!

Autres phrases entendues: 

« De quoi vas-tu vivre, d’air et d’eau fraîche. » 

« Tu as 35 ans il serait peut-être temps de trouver ta voie. » 

« Tu n’as pas encore d’enfants, l’horloge tourne, tic, tac. »

« Ce n’est pas la vie-ça ma chérie, on n’est pas dans le royaume des bisounours. »

Et surtout les phrases cassantes:

« Tu es fou, tu ne vas pas y arriver, tu es incapable, tu n’as pas de talent, tu n’es pas assez intelligent, tu as 45 ans, tu es trop vieux, tu es trop jeune, tu es immature. »

« Déjà enfant tu n’étais pas facile, j’ai galèré avec toi et même ton frère. »

Ce sont des phrases véridiques qui m’ont été dites lors de mes séances. 

Cela va créer en nous des blocages ou des blessures tels qu’un manque de confiance en soi, un syndrome de l’imposteur, un manque d’estime, et d’amour envers soi-même. Cela peut aller jusqu’à s’auto-saboter, procrastiner. 

Cela va jusqu’à briser notre créativité, notre envie de vivre de notre passion, nos rêves. Et oui la passion, on peut en vivre! C’est plus joli que le mot « travail » qui a une connotation très souvent négative.

C’est tout à fait normal d’aller mal en faite, vous avez vu tout ce qu’on doit porter!

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Durant notre enfance

Rappelez-vous de vos parents quand ils revenaient du travail? Que disaient-ils quand vous vouliez jouer avec eux? 

« Maman est fatiguée, je jouerai après. Je n’ai pas le temps. »

« Peut-on faire moins de bruit les enfants, papa a beaucoup travaillé aujourd’hui. »

Et si on osait dire quelque chose sur ce point-là. La réponse: 

« Et comment on va payer les vacances? On doit travailler dur pour vivre la vie qu’on a. Tous tes jouets tu crois quoi, c’est papa et maman, c’est nous qui travaillons pour t’offrir cette vie-là! Tu ne te rends pas compte il y a beaucoup de malheureux qui n’ont rien. »

J’entends souvent ce genre de phrases chez mes accompagnés. Ce qui a créé pour certains une blessure de rejet, une croyance que la vie est dure, qu’il faut se taire pour que mes parents m’aiment.

Depuis tout petit, on nous a demandé: « tu vas faire quoi plus tard quand tu seras grand ». Comme-ci on devait déjà savoir, on devait déjà connaitre notre voie. Et parfois, on nous conseillait un métier qui était plus attrayant que celui énoncé. 

« Je veux être coiffeuse » par exemple, et le parent dit: « ha non c’est nul ça, on ne gagne pas sa vie, tu pourrais être « ingénieur » pour inventer des choses. Et maman sera très heureuse et fière de toi. » 

Ce sont les désirs des autres. L’enfant est prisonnier à ce moment-là. Il veut tellement faire plaisir à ses parents. De nombreux enfants devenus adultes disent: « je l’ai fait pour mes parents, je suis devenu ingénieur civile pour leur faire plaisir, ils étaient si fiers. Je n’aimais pas du tout ». Certains ont de la rancune, car la pression a été forte et ils se sont retrouvés piégés.

Des grandes études pour le prestige, alors que si on avait écouté, cette petite voix au fond de nous, on aurait peut-être voulu être un aventurier, institutrice maternelle, ou encore pompier.

Et si on laissait nos enfants choisir et si on leur faisait confiance. Juste les accompagner à être heureux, de continuer à prendre du plaisir à l’école. Être attentif à qu’ils s’expriment toujours leur émotion, leur vécu, leur problème.

Beaucoup d’adultes sont aujourd’hui dans un métier qu’ils n’aiment pas! Le nombre d’employés qui parlent déjà de leurs pensions dans 2 ans ou 5 ans. Punaise c’est quoi cette vie-là! »

Les 5 plus grands regrets en fin de vie

Une infirmière Australienne qui s’occupait de patient en fin de vie a reporté les derniers mots, voeux en fin de vie.

«J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et pas de vivre la vie qu’on attendait de moi»

«Je regrette d’avoir travaillé si dur» 

«J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments» 

«Je regrette de n’être pas resté en contact avec mes amis» 

«J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux»

il y un livre: Les 5 regrets des personnes en fin de vie que vous pouvez retrouver sur Amazon.

C’est fou comme les choses dites sont si simples, on ne parle pas d’avoir manqué d’argent, d’avoir eu une plus grosse maison, de matériel. On parle d’humanité, de prise de conscience que la vie c’était simplement être heureux entouré des gens qu’on aime. De vivre la vie qu’on voulait.

N’attendons pas d’être dans ce cas-là.

Et si on créait la vie de nos rêves en gardant les pieds sur terre et ne plaquant pas tout. En réfléchissant, en se posant. En préparant le terrain avec un plan B tout en gardant un plan A juste pour payer les factures (le plan alimentaire).

Est-ce que tu es heureux dans ta vie?

Regarde dans ton corps ce que cela fait, le corps parle avant votre mental.

De quoi as-tu peur? Regarde au plus profond de toi? Ou autre approche, que veux-tu changer dans ta vie?

Là encore on va rencontrer nos peurs. Imaginons j’aimerais changer de job, directement le mental vient se pointer « mais je ne peux pas le faire, je gagne bien ma vie et je ne sais rien faire d’autre ».

Prenons conscience de nos peurs, c’est déjà important.

Toute notre enfance, on nous a appris à avoir peur. Et si on regardait nos parents, leurs histoires.

Même moi, j’ai peur quand Nina prend sa trottinette pour aller chez sa copine seule. Au même âge j’étais dehors toute la journée. Mes parents, mes grands-parents ne savaient même pas où on était. La période des kidnappings d’enfants ont été pour moi très marquant.

David, mon mari, quant à lui a été instituteur et directeur d’école. Il a vu énormément d’accidents d’enfants. A chaque situation il voit directement l’accident probable. Il a tendance avant que l’enfant expérimente à dire « Attention tu vas tomber »  ou encore « c’est dangereux » en relatant l’accident auquel il a été confronté. Effrayant de vivre toujours avec ce prisme que la vie est dangereuse. On travaille beaucoup le lâcher-prise avec nos enfants. Car ils doivent expérimenter aussi.

Si on disait à nos enfants  « Je suis heureux que tu sois là, tu es unique, ose, réalise-toi, j’ai confiance en toi, tant que tu es heureux, c’est le plus important pour moi,  je t’aime de tout mon coeur comme tu es».

Ils seront mieux outillés dans la vie pour s’en sortir. L’Amour, la confiance en soi, l’estime de soi, c’est la base. Et cela ne sera pas toujours facile car ils seront titillés par l’environnement, les amis. Nous serons là pour les accompagner et les écouter.

Est-ce que tu as choisi d’être là où tu es?

Et si on rendait à nos parents des choses qu’on n’a plus besoin. Libérons-nous de ces poids. Cela ne nous appartient plus. On peut libérer nos parents aussi. Si nous changeons, l’autre change aussi.

« Deviens ce que tu es ». Nietsche .

Comment s’en sortir?

Passer à l’action, un pas à la fois. Une action cohérente avec notre nature profonde, nos envies.

Aujourd’hui: 

Qu’est-ce que tu ressens? Aimes-tu ta vie?

Qu’est-ce que ton coeur te dit? 

Qu’est-ce qui compte pour toi?

Est-ce que tu as fait tout ce que tu voulais faire?

Je dis souvent pendant mes accompagnements cette période d’introspection est importante. Prenez un bic et une feuille. Et posez-vous à un endroit au calme, répondez aux questions avec honnêteté. 

Ensuite vous passerez à l’action, même une petite. L’objectif est de tendre vers la direction choisie.

Arrêtons de nous inventer ces histoires, prenons nos responsabilités. Surtout n’avoir aucun regrets à la fin de notre vie.

Osons vivre nos rêves.

Je vous envoie full LOVE,

La louve.